- Les risques environnementaux

Nous pouvons distinguer deux types d’exposition aux radiations :

-         les expositions brusques courtes mais intensives

-         les expositions à faible dose mais qui durent plusieurs dizaines d’années.

La radioactivité constitue la principale source d'exposition à ces rayonnements. En France, la dose d'exposition aux rayonnements naturels s'élève au total à 2,4 millisieverts (mSv) par an et par habitant, à comparer à 1 mSv pour les examens médicaux. C'est une moyenne et les expositions varient d'une personne à l'autre en fonction de l'altitude, de la nature des sols, de l'habitation, de la façon de l'aérer, de la fréquence des vols en avion ou encore de la pratique ou non l'alpinisme ...

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Les chemins de la radioactivité naturelle
Les atomes radioactifs à l’origine de la radioactivité naturelle sont présents dans les roches de l’écorce terrestre depuis la formation de la Terre ou bien formés en permanence à partir du rayonnement cosmique. On trouve dans la première catégorie, l’uranium, le thorium, leurs descendants dont le radon qui passe dans l’atmosphère, et le potasium-40. Le rayonnement cosmique produit principalement du carbone 14 qui passe dans la végétation. Les rayons cosmiques et le rayonnement des roches sont à l’origine d’une exposition externe pour l’homme, alors que les radioéléments inhalés dans l’air ou ingérés par l’eau et les aliments causent une exposition interne.

Lors d’une irradiation totale, les symptômes ci après apparaissent obligatoirement chez les victimes :

  • 0,05 Sv Modification de la formule sanguine  (mort de globules rouges et blancs)
  • 0,5 à  2 Sv  Troubles digestifs légers, perte de cheveux et de poils, fatigabilité persistante, augmentation significative des cas de cancer, stérilité permanente chez la femme, stérilité pendant deux à trois ans chez l’homme. Hospitalisation nécessaire.
  • 2,5 à 4 Sv Nausées, vomissements vertiges dés la fin de l’irradiation, modification importante de la formule sanguine, risques d’infection.
  • 6 Sv Troubles sanguins et digestifs graves diarrhées et vomissement s, risques de perforations intestinales.
  • 7 Sv Dose létale 90% de mortalité dans les mois qui suivent.
  • 10 Sv Mort dans les mois qui suivent.
  • 100 Sv Mort dans les heures qui suivent.
  • 1000 Sv mort dans les minutes qui suivent.

De plus après une irradiation partielle, les victimes sont atteintes de rougeurs (4à5 Sv) de cloques (7 à10 Sv) de stérilité définitive chez l’homme et chez la femme et de nécrose (mort cellulaire) à des doses supérieures à 12 Sv.

Ces symptômes sont les conséquences de la mortalité cellulaire :

  • la mort des cellules de la peau entraine des brulures et une perte de cheveux et poils
  • l’atteinte des cellules du sang mène à l’aplasie médullaire avec destruction des lymphocytes
  • l’atteinte des cellules de l’intestin provoque une forte diarrhée et des déshydratations fréquentes.

 

Des effets différés et aléatoires peuvent survenir plusieurs années après l’exposition aux rayonnements. L’effet différé le plus fréquent est cette mortalité cellulaire. Les particules ionisantes créent des lésions dans les cellules, entrainant la mort de celles ci. Dans la plupart des cas, cet effet ne s’exprime que sur les cellules filles des cellules irradiées. C’est pourquoi, ces effets n’apparaissent que quelques mois après l’irradiation.

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Ce schéma montre comment les conséquences de l’irradiation se font sentir sur les cellules filles issues de la cellule contaminée plusieurs mois après l’irradiation.

Les effets de la mortalité cellulaire ne se font sentir qu’à partir du moment où un grand nombre de cellules du même tissu est détruit.

Des effets génétiques notamment des cancers peuvent également être constatés chez les victimes.

Ainsi les rayonnements radioactifs agissent sur le matériel génétique des cellules. Ces effets aléatoires s’expriment de deux façons différentes :

-         cassure directe de la molécule d’ADN

-         ionisation des bases azotées codant l’information génétique.

      Ci dessous, nous pouvons observer un chromosome muté suite à une irradiation.

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Les conséquences de ces mutations de l’ADN conduisent parfois au développement d’un cancer une ou plusieurs années après l’irradiation.

Les mécanismes enzymatiques de réparation sont normalement capables de réparer les mutations de l’ADN, mais lorsque trop de liaisons sont à réparer ce système enzymatique ne parvient pas à tout réparer. C’est pourquoi une forte dose reçue en peu de temps est bien plus dangereuse que la même dose reçue sur plusieurs années.

Les cellules thyroïdiennes fixent l’iode radioactif ce qui augmente la fréquence des cancers de la thyroïde.

Enfin si un embryon ou un fœtus sont exposés à des radiations, des effets tératogènes peuvent survenir comme des malformations (squelette, cerveau), des retards mentaux ou des troubles de croissance.

Les enfants sont les plus sensibles aux rayons ionisants car lors de la croissance, beaucoup de cellules sont en division. Or c’est à ce moment que les radiations peuvent facilement toucher les molécules d’ADN.

La radioactivité détruit l’environnement avoisinant l’accident en contaminant les terres, l’eau. Ainsi les populations consommant les produits comme les légumes ou le poisson reçoivent des doses radioactives et augmentent considérablement le risque de développer un cancer.

 

 

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